Le réchauffement climatique menace l’avenir de notre planète. Agissez maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

L’Arctique et la couche de glace du Groenland sont en train de fondre. La Californie et les forêts de Grèce brûlent. La population pauvre du Mozambique et les habitants de la Nouvelle Orléans se noient. Les fermiers d’Afrique centrale, dont les champs se transforment en désert, doivent faire face à la famine, à l’exil et à la guerre. Mais le pire est peut-être à venir. Les scientifiques ont annoncé que la date limite pour réduire la hausse continue des gaz à effet de serre pourrait être 2012. Au-delà de cette date, si rien n’est fait, la planète se réchauffera de trois degrés Celsius (Voir dans le cadre, ci-dessous, « Il est minuit moins cinq »). En décembre 2007, tandis que les forêts de Sumatra et de l’Amazone – les poumons de la Terre – étaient détruites, les représentants de 180 Etats se rencontraient à Bali sans parvenir à se mettre d’accord sur les mesures à prendre pour l’après 2012. Un mois plus tard, l’Union européenne proposait des plans détaillés visant à limiter les dégâts. Mais ils furent vidés de leur substance à la suite de pressions intenses exercées par des lobbies industriels qui craignaient pour la compétitivité de leurs activités.

Une catastrophe se déroule sous nos yeux. Elle est déjà en train de produire ces effets, qui ne cessent de s’accélérer et de s’accroître. Que pouvons-nous faire pour l’enrayer ?

Il est minuit moins cinq pour stopper le réchauffement de la planète.

Depuis des décennies, nous savons que les émissions de gaz à effet de serre sont responsables du réchauffement de la planète. Les appels, les protocoles et les accords commerciaux se sont avérés largement inefficaces. Selon le « scénario de la référence » de l’Agence Internationale de l’Energie (OCDE), de CO2 augmenteront de 57% d’ici 2030. Selon le plus optimiste « scénario alternatif » de l’AIE (qui repose sur la mise en place de mesures visant à réduire les émissions et l’utilisation de l’énergie), les émissions de CO2 culmineront en 2015 et augmenteront de 27% entre 2005 et 2030. Les températures dans le monde devraient augmenter de trois degrés Celsius en moyenne.

Les climatologistes ont démontré que le réchauffement planétaire est en train de s’accélérer. La couche de glace de l’Arctique qui a fondu a accru la surface des océans qui absorbent les rayons du soleil et les retiennent comme source de chaleur, au lieu de les réfléchir. L’énorme permagel de la Sibérie occidentale commence à dégeler et libère peu a peu 70 milliards de tonnes de méthane gelés, ce qui contribue davantage à l’effet de serre. De tels développements accélèrent le réchauffement de la planète et les désastres météorologiques qui en découlent : sécheresses qui affectent des continents entiers, tempêtes violentes et inondations.

Au-delà d’une augmentation de la température de deux degrés, de telles réactions en chaîne pourraient bien devenir ingérables, voire rendraient la Terre inhabitable pour l’humanité d’ici la fin de ce siècle. Dans tous les cas, ces réactions entraîneraient des hausses de température insupportables pour des centaines de millions de personnes, davantage de sécheresse, d’incendies et d’inondations. L’AIE rapporte qu’une augmentation de la température de plus de deux degrés ne pourra être évitée à moins que les émissions ne se stabilisent et commencent à décroître d’ici 2012.


Nous n’avons que très peu de temps pour renverser une tendance globale lourde, c’est-à-dire passer d’une augmentation à une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. La question n’est pas de savoir ce qu’il faudra faire après 2012, mais comment faire pour réduire les émissions de gaz dès aujourd’hui.

Seules des initiatives gouvernementales pour réduire prochainement les émissions de gaz permettront d’empêcher une catastrophe planétaire. Celles-ci devraient inclure :

  • des mesures fiscales visant a décourager l’utilisation du carburant fossile pour les voitures, les avions et les bateaux, la réduction des trajets de longue distance, l’arrêt de la construction d’aéroports ou d’autoroutes dans les pays développés, des mesures incitant à consommer des produits locaux, l’interdiction par l’OMC de la destruction de forêts tropicales;
  • des efforts concertés et recevant les soutiens adéquats afin de développer et d’améliorer la production et la mise en place de sources d’énergie renouvelables;
  • un programme pour exporter les technologies permettant de produire de l’énergie renouvelable vers les pays en voie de développement tels que la Chine et l’Inde;
  • des accords internationaux de commerce qui lient les parties signataires et qui découragent l’importation de biens dont la production et le transport sont néfastes à l’environnement;
  • Des politiques qui favorisent clairement les transports publics, afin que cette option devienne une alternative viable à l’utilisation privée des voitures.

Ces mesures apparaissent en porte à faux avec notre démarche de longue date de recherche perpétuelle de croissance industrielle et d’extension du commerce mondial. Elles doivent néanmoins être impérativement adoptées. En même temps que nous devons encourager le développement de l’agriculture renouvelable, les gouvernements et les dirigeants d’entreprises devront remettre en cause leur culte de la croissance industrielle – c’est elle qui menace notre planète, et par la même les vies des êtres humains et notre postérité.

En tant que citoyens habitant un monde petit et vulnérable, nous devons convaincre nos gouvernements et les responsables industriels que nous sommes prêts à faire des sacrifices matériels pour le bien commun et l’avenir de l’humanité.

Les gouvernements et les entrepreneurs craignent que de coûteuses réductions des émissions de gaz à effet de serre ne viennent porter un coup fatal à la prospérité économique et seront impopulaires.

Ils estiment que les consommateurs ne s’intéressent qu’à leur confort immédiat.

Ils nous sous-estiment.

Nous soutenons toute action d’ensemble dans le monde, maintenant.

[Signez la pétition]